Ses effets et ses dangers

Les effets mènent au danger

             Le cannabis est le produit illicite le plus largement consommé en France, surtout par les jeunes. Les dangers d’une consommation régulière sont réels

 

Les effets sur le cerveau :

 

            À l'intérieur du cerveau, les informations circulent sous forme d'activité électrique, appelée influx nerveux ; elles cheminent des dendrites au corps cellulaire, où elles sont traitées, puis du corps cellulaire à l'axone. Quelle que soit la substance, le cerveau est la première cible.

            Le cannabis, par l’intermédiaire de son composé actif le tétrahydrocannabinol (THC) entraîne une faible libération de dopamine selon un mécanisme encore mal compris (circuit de la récompense). Les récepteurs au THC (cannabinoïdes) sont présents en forte densité dans le système limbique.

            Effets 2

   1)          Le THC est une molécule psychoactive agissant sur les neurones, cellules qui se trouvent dans notre cerveau. Tous les ordres qui partent de notre cerveau et toutes les informations qui y arrivent circulent le long de ces neurones sous formes de signaux éléctriques et passent d'un neurone à l'autre sous forme chimique. Au moment où un signal électrique atteint une extrémité d'un neurone, il déclenche la production de molécules chimiques appelées neuromédiateurs qui permettent au message de passer d'un neurone à l'autre. Le neurone qui reçoit le message produit également des neurosmédiateurs qui sont captés par le neurone précédent. Cette opération permet de réguler la production des messages chimiques.                                                                                                 C'est à ce moment qu'intervient la molécule de THC :  le THC mime ce neuromédiateur qui sert à réguler la circulation des informations dans le cerveau. Par conséquent, lorsqu'une personne consomme du cannabis, son cerveau est inondé de molécules de THC et le fonctionnement normal de ses neurones s'en trouve perturbé !

   2)          Après la consommation de cannabis,le cerveau est donc inondé de THC. Cependant, cette molécule n'agit pas sur tous les neurones. En effet, le THC agit seulement sur les neurones qui se trouvent dans le noyau accumbens et l'aire tegmentale ventrale.  Dans ces deux petites zones qui constituent le centre du plaisir et de la récompense, la dopamine est le neuromédiateur qui y est le plus produit.                                                                                                                                             Le fonctionnement est très simple : un neurone producteur de dopamine reçoit de ses voisins des messages excitateurs et  des messages inhibiteurs. Le THC va intervenir au niveau des neurones qui produisent ces messages inhibiteurs et va même en empêcher la production.  Résultat : le neurone de dopamine, d'ordinaire calme, va recevoir des messages excitateurs et produire de la dopamine en très grande quantité, ce qui permet à la personne consommatrice de cannnabis d'être dans un état d'euphorie.

  3)            Ce n'est pas tout : les personnes qui consomment du cannabis ont l'impression d'avoir tous leurs sens en éveil, ce qui s'explique de la manière suivante : 

Les recepteurs au THC ne se trouvent pas seulement dans le centre du plaisir et de la récompense, mais sont dissimulés dans tout le cerveau. Dans ces zones, les neuromédiateurs ont l'habitude de circuler en petite dose. L'arrivée massive du THC va complétement dérégler la transmission des informations. 

- En agissant sur le cervelet, zone qui contrôle la coordination des mouvements, le THC va provoquer des maladresses et des gestes ralentis.

- Ensuite, en agissant sur le thalamus, point de passage de toutes les informations liées à nos sens, le THC contenu dans le cannabis va modifier la perception sensorielle, c'est à dire que le consommateur aura l'impression d'être plus sensible à la musique, aux couleurs, à tout ce qui touche nos sens.

- De plus, on dit aussi que le cannabis agit sur nos émotions. C'est tout à fait normal car le THC agit aussi au niveau de l'Amygdale, zone du cerveau qui contrôle nos émotions.

- Enfin, le THC agit sur la mémoire. Cette mémoire est localisée dans l'Hippocampe et dans le Cortex. Toutes les donnnées que l'on veut garder en mémoire doivent obligatoirement passer par cet Hippocampe, ce plusieurs fois. Le problème avec le cannabis, c'est que le THC qu'il contient agit aussi sur des récepteurs qui se trouvent dans cette zone. 

             Cerveau

            Aujourd’hui, pour nommer l’ensemble de tous ces produits qui agissent sur le cerveau, que l’usage en soit interdit ou réglementé, on emploie le terme de « substances psychoactives » : elles modifient l’activité mentale, les sensations et le comportement. Leur usage expose à des risques et à des dangers pour la santé.

 

  Effets immédiats :

 

              Les consommateurs recherchent un état de détente, de bien être et une modification des perceptions (par exemple, sensation de mieux entendre la musique…). Mais les effets recherchés ne sont pas toujours obtenus. Les effets de la consommation de cannabis peuvent differer: légère euphorie accompagnée d’un sentiment d’apaisement, de somnolence, de relaxation… Parfois, elle peut aussi entraîner un malaise, une intoxication aigüe (« bad trip ») qui peut se traduire par des tremblements, des vomissements, une impression de confusion, d’étouffement, une angoisse très forte voire une perte de conscience. Le cannabis diminue les capacités de mémoire immédiate et de concentration chez les consommateurs, tant qu’ils sont sous l’effet du cannabis. La vue, la vigilance et les réflexes sont également modifiés. Ces effets peuvent être dangereux si l’on conduit une voiture par exemple.

 Selon la personne, la quantité consommée et la composition du produit, le cannabis peut avoir des effets physiques :

-         Un gonflement des vaisseaux sanguins (yeux rouges). Le cannabis réduit la préssion oculaire, les vaisseaux sanguins ont alors la place pour se dilater; il réduit aussi la sécrétion lacrimale.

-         Une augmentation de l’appétit (fringales). Le THC active les recepteurs CB1 au niveau de l'hypotalamus, et celui-ci contrôle en partie les sensations de faim et de soif.

-         Une augmentation du rythme du pouls (palpitations). La fumée du cannabis produit une quantité importante de monoxyde de carbone. Ce composé va dans le sang et se mélange à l'hémoglobine qui est la protéine responsable d'amener l'oxygène aux différents organes. Ainsi, losque le monoxyde de carbone est inhalé, la distribution d'oxygène dans le corps est compromise. Quand le coeur reçoit moins d'oxygène, il commence à travailler plus pour compenser. Le coeur se retrouve alors doublement sollicité, par le manque d'oxygène et par l'action du THC.

-         Une diminution de la sécrétion salivaire ( bouche sèche).

-         Sensation de nausée.

 

  Effets d’une consommation régulière :

 

 Certains effets sont loin d’être anodins et révèlent un usage problématique, donc nocif :

-         Difficultés de concentration, difficultés scolaires

-         Préoccupations centrées sur l’obtention et la consommation du produit, isolement social et perte de motivation

-         Risques pour l’usager et son entourage liés aux contacts avec des réseaux illicites pour se procurer le produit.

-         Chez certaines personnes vulnérables, le cannabis peut engendrer ou aggraver un certain nombre de troubles psychiques comme l’anxiété, la panique et favoriser la dépression. Il peut aussi provoquer l’apparition d’une psychose cannabique : il s’agit d’une bouffée délirante qui nécessite une hospitalisation dans un service spécialisé. Le cannabis est également susceptible, chez les sujets prédisposés, de révéler ou d’aggraver les manifestations d’une maladie mentale grave, comme la schizophrénie.

 

  Les risques respiratoires :

 

              La fumée du cannabis contient des substances cancérigènes comme celle du tabac : elle est donc toxique pour le système respiratoire. L’association du tabac et du cannabis entraîne des cancers du poumon plus précoces que ceux liés au tabac seul. Les risques respiratoires sont amplifiés dans certaines conditions d’inhalation (pipes à eau, « douilles »). 

              

  • Fumer du cannabis serait environ 20 fois plus dangereux pour la santé, à doses équivalentes, que fumer du tabac. En effet, la fumée du cannabis serait deux fois plus concentrée en agents carcinogènes que celle du tabac.    
  • D'autre part, les joints sont généralement fumés sans filtre correct, et jusqu'à la dernière bouffée, ce qui augmente la quantité de fumée avalée.   
  • Le risque de cancer des poumons est multiplié par 5,7 chez les personnes qui ont fumé plus d'un joint par jour pendant 10 ans, ou deux joints par jour pendant cinq ans.

 

  Cannabis et dépendance :

 

                 On peut devenir dépendant au cannabis, mais les individus ne sont pas égaux devant le risque de dépendance. Plusieurs facteurs entrent en jeu : certains consommateurs réguliers, en raison de leur habitude de consommation, de leur personnalité, de leur histoire personnelle, de leur environnement auront plus de mal que d’autres à diminuer ou arrêter leur consommation, et sont donc plus vulnérables à la dépendance.

 

  Il existe deux formes de dépendance :

-          La dépendance psychique : La privation de cannabis entraine une sensation de malaise, d’angoisse, allant parfois jusqu’à la dépression. Une fois qu’elle a cessé de consommer, la personne peut mettre du temps à s’adapter à sa nouvelle vie sans le produit. Cet arrêt laisse un vide et peut entrainer une rechute chez le consommateur.

-          La dépendance physique : état d'adaptation qui se manifeste par des troubles physiques intenses quand l'administration de la drogue est suspendue. Ce sevrage peut engendrer des troubles du comportement (anxiété, angoisse, agitation…).

           La dépendance au cannabis est essentiellement psychique, un besoin impérieux pousse le consommateur à en prendre à nouveau, la privation de cannabis entraîne une diminution de l'appétit, anxiété et angoisse, voire une déprime pouvant mener au suicide. Cette dépendance peut se faire en 3 mois. Toutefois, les consommateurs de cannabis semblent être moins dépendants que ne le sont les utilisateurs d’autres drogues (dont l’alcool et la nicotine).

  Experience

 

                 N'ayant pas pu réaliser une expérience par nos propres moyens, nous avons décidé de sélectionner une expérience réalisée lors de l'émission "c'est pas sorcier". Elle nous présente deux souris : la première n'est pas sous l'effet du THC tandis que la deuxième a subi une injection d'une petite dose de THC. Les effets produits par le cannabis nous apparaissent très facilement.

 

 

 

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